Sarah Thiriet

 Cette pièce est l’ incarnation de deux états de transition. Condensation en une posture de deux idées : la violence imposée par l’exil et la violence  imposée au corps par la danse classique. Mais au bout on espère la beauté.

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Sur son embarcation,l’érosion naturelle de l’eau opère sur la terre crue à la manière du temps. Qui passe… Mais elle accélère aussi cette décomposition violemment comme peut agir le voyage périlleux sur celui qui choisit l’exil. Ici, ce corps en terre y perd sa tête ,en une nuit,la braque chavire, la tête immergée est diluée dans l’étang. Le lendemain, elle retrouve une tête de cire noire. Ce personnage se trouve fracturé en deux matériaux, son corps fait de la terre crue des espaces géographiques qu’il traverse et sa tête faite des fleurs butinées sur son passage. Une matière organique, l’autre minérale mais toute deux périssables. L’une résiste à la pluie, l’autre à la chaleur, toutes deux dans des temporalités contradictoires, érodées successivement par les éléments.

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Au-dessus une ombre verticale s’impose et prend corps. Peau de cire noire, ossature en béton. Une peau sucrée,prête à fondre squelette coulé dans la matière urbaine. Un squelette maison représente l’ ultime maison.

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Les transitions ne sont-t-elles pas A.D.N de nos parcours de vie?

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